Combien devrais-je cotiser à mon REER?

November 19, 2019

À l’approche de la période des Fêtes, plusieurs parmi nous commenceront à penser aux cadeaux à acheter à leurs proches. Peu songeront à combien ils devraient cotiser à leur REER. Cependant, avant que des séances de magasinage effrénées viennent dilapider notre compte bancaire, le moment est sans doute bien choisi pour cotiser à un REER.

 

Combien faut-il cotiser?

 

Bien entendu, ce genre de réflexion soulève une question : combien devriez-vous cotiser? Comme souvent dans le domaine des finances, la réponse dépend de plusieurs facteurs. Êtes-vous présentement inscrit à un programme de prélèvement automatique? Dans l’affirmative, quel pourcentage de votre salaire avez-vous cotisé jusqu’à présent? De nombreux planificateurs financiers recommandent aux particuliers de consacrer au moins 10 % (voire même 15 %, dans certains cas) de leur salaire à l’épargne-retraite. Disons, par exemple, que Pierre est un employé dont le salaire annuel est de 60 000 $. Pierre a cotisé 400 $ chaque mois cette année à son REER et si la tendance se maintient, il cotisera au total 4800 $ en 2019. Puisque 10 % du salaire de Pierre représente 6000 $, Pierre aura un manque à gagner d’au moins 1200 $. Pour combler cet écart, Pierre devra verser des cotisations additionnelles avant la date limite des REER, soit le 29 février 2020.

 

Le calcul n’est toutefois pas toujours aussi simple. Le conseil de cotiser un minimum de 10 % suppose qu’une personne a cotisé systématiquement depuis la vingtaine et continuera de le faire jusqu’à sa retraite dans la soixantaine. Si vous n’avez pas cotisé un tel montant auparavant ou encore si vous étiez sans emploi pendant des périodes prolongées, vous devrez peut-être augmenter vos cotisations de sorte qu’elles dépassent largement ce 10 %. Si votre employeur offre des cotisations de contrepartie, le fardeau pourrait être quelque peu allégé. Le calculateur de retraite d’Open Access peut fournir des recommandations plus personnalisées quant aux cotisations à effectuer en fonction de vos circonstances.

 

N’oubliez toutefois pas que des conseils comme cotiser au moins 10 % de votre salaire ne sont rien de plus que des conseils. Les perspectives sont très variées à l’égard de la retraite et, selon votre situation personnelle, la « règle » du 10 % pourrait ne pas s’appliquer. Vous devriez certainement considérer des facteurs comme l’espérance de vie et le style de vie voulu à la retraite afin de déterminer les sommes à cotiser. Et même si vous n’êtes pas en mesure de cotiser 10 % ou plus, rappelez-vous que toute cotisation peut avoir un impact à long terme.

 

Plafond des cotisations

 

Par prudence, il est toujours préférable d’augmenter vos cotisations au-delà du minimum recommandé. Il est peu probable que vous vous reprochiez à l’avenir d’avoir trop cotisé au cours de votre vie professionnelle. Au contraire, posséder un coussin financier à la retraite peut diminuer le stress et vous offrir plus d’occasions de profiter de votre âge d’or.

 

En même temps, n’oubliez pas qu’il existe un plafond quant au montant que vous pouvez cotiser annuellement. Pour les REER, il s’agit de 18 % des revenus gagnés au cours de l’année précédente jusqu’à un montant maximum de 26 500 $ pour 2019. Si vous pensez excéder le plafond cette année, vous pourriez être admissible à le faire si vous n’avez pas atteint le montant maximal de vos cotisations au REER au cours des années précédentes. Vos droits de cotisation non utilisés peuvent s’ajouter à votre montant maximal.

 

Avantage à court terme

 

Les cotisations à votre REER (ou à votre RRCD, selon ce qu’offre votre employeur) peuvent avoir une incidence importante sur votre déclaration de revenus de l’année suivante. Les cotisations à un REER ou à un RRCD réduisent le revenu net sur votre déclaration de revenus, vous permettant ainsi de profiter d’une fourchette d’imposition inférieure. Si, par exemple, vous avez gagné 60 000 $ en 2018 et que votre service de la paie a correctement déduit les impôts sur le revenu (vous seriez donc dans une situation d’équilibre), une cotisation de 6 000 $ à un REER vous permettrait d’obtenir un remboursement d’impôt de 1 779 $.

 

Avantage à long terme

 

Bien que l’avantage à court terme de cotiser à votre régime de retraite soit assez substantiel, l’avantage à long terme l’est encore plus. Les sommes placées dans votre REER continuent de fructifier à l’abri de l’impôt jusqu’à ce que vous les retiriez. Pour situer les choses dans leur contexte, une cotisation unique de 10 000 $ dans un placement offrant un rendement annuel moyen de 6 % atteindra 32 071 $ dans vingt ans. Ce montant n’inclut pas les cotisations supplémentaires pendant cette période. Telle est la puissance de la croissance composée!

 

Pour les personnes qui n’ont pas accès à un régime de retraite à prestations déterminées, les REER ou les RRCD sont d’excellents instruments d’épargne qui comportent de nombreuses mesures incitatives afin de maximiser la taille de notre bas de laine. N’oubliez pas que l’inscription à un programme de prélèvement automatique est sans doute l’une des stratégies les plus efficaces pour effectuer des cotisations plus systématiques. Même si l’âge de la retraite approche et que vous pensez ne pas avoir cotisé suffisamment auparavant, il n’est jamais trop tard pour combler une partie du déficit.

 

Please reload

Stay in touch!

Receive the up-to-date notifications on our blog posts, quarterly Access newsletter or get on our electronic mailing list, enter your email address below.

Connect with us

  • Black LinkedIn Icon
  • Twitter

Recent Posts

Please reload

En savoir plus sur Open Access 

Conseils et ressources

Nous suivre 

© 1997 à 2020. Open Access ltée. Tous droits réservés.

L'utilisation du site Web d'Open Access ltée constitue l'acceptation de nos modalités d'utilisation et de notre politique en matière de confidentialité.